Bien-être,

Ventilation des écuries

ventilation des écuries

Une bonne ventilation des écuries est décisive pour la qualité de l’air dans les lieux de vie. C’est un point clé pour la bonne santé des chevaux.

Une ventilation des écuries essentielle

Comme tout être vivant, le cheval dégage de la chaleur et de l’humidité au cours du processus de digestion, par respiration et transpiration. La litière souillée produit également des gaz et de la vapeur d’eau.

Le système respiratoire des chevaux et des hommes est sensible à de nombreux allergènes en suspension dans l’air :

  • poussières végétales – issues des fourrages,
  • litières et concentrés
  • – animales- squames de peau, poils-
  • gaz toxiques
  • microbes divers.

Les maladies respiratoires sont la 2e cause de réforme des chevaux de course et elles représentent 5% des maladies professionnelles en filière équine.

DES ÉCURIES BIEN VENTILÉES, MAIS PAS TROP !

Les écuries intérieures sont les plus sensibles. Indispensable à la bonne santé des chevaux, des hommes – et à la pérennité des bâtiments !- la ventilation intervient sur l’ensemble des facteurs environnementaux : température, hygrométrie, contamination microbienne, poussières, concentration de gaz toxiques. Une bonne ventilation se fait grâce à :

  • une orientation adéquate des bâtiments par rapport aux vents dominants, aux caractéristiques topographiques et à la végétation alentour,
  • des entrées d’air réparties sur les pourtours du bâtiment, en fonction de son exposition. Ces entrées peuvent se faire par un bardage « à claire voie » (planches de 15 cm espacées de 1,50 cm), une circulation d’air sous avant-toit en hauteur au-dessus des têtes des animaux, soit à 2,40m du sol minimum. On prévoira au minimum 0.30m²/cheval. Des ouvertures modulables sont néanmoins conseillées. Une ouverture unique est souvent source de courants d’air.
  • une évacuation instantanée des rejets vers l’axe central du bâtiment et vers le haut, par effet «cheminée », soit par faîtage ventilé, soit par le biais d’un lanterneau central, en évitant les mouvements d’air trop brusques. De même, prévoir 0.1 à 0.12m²/cheval.

Le renouvellement de l’air doit s’effectuer à une vitesse faible à hauteur des animaux lorsqu’il fait froid, plus élevée quand il fait chaud. Des ouvertures complémentaires, type fenêtres, peuvent compléter la ventilation estivale. L’isolation des toits est nécessaire dans les régions aux températures extrêmes.

Si une bonne ventilation naturelle est impossible, il faut recourir à une ventilation mécanique.

ET L’HIVER ?

La baisse de la qualité de l’air est particulièrement exacerbée l’hiver, en raison de la tendance à appliquer des normes « résidentielles » pour les écuries, au lieu de considérer les chevaux comme du « bétail » nécessitant une conduite adaptée. Ainsi, les écuries sont souvent plus humides qu’à l’extérieur en période froide, en raison du manque de circulation d’air et du confinement. Ceci est aggravé lorsque le manège – arrosé pour limiter la poussière – est adossé aux écuries.

VIGILANCE AU QUOTIDIEN

Outre une bonne ventilation de nombreux facteurs contribuent à une meilleure qualité de l’air dans les lieux de vie en limitant les poussières et gaz en suspension. Citons le choix rigoureux des fourrages et litières, le fait de mouiller, faire tremper, traiter le foin à la vapeur ou d’utiliser de l’enrubanné pour les chevaux sensibles, le pansage des chevaux à l’extérieur des boxes dans des aires dédiées, une aération franche lors du curage ou l’arrosage des sols avant balayage.
– Ifce / Laetitia Marnay

 

EN SAVOIR PLUS
Aménagement et équipement des centres équestres à la librairie haras nationaux sur www.harasnationaux.fr.
Conférences équi-meeting infrastructures de Sylvain Guérin, Antonio Checchi et Eileen Fabian-Wheeler sur www.equimeeting.fr

Photo © T.Le Borgne – IFCE

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