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Les astuces pour améliorer son sol

Les sols équestres en sable pur demandent souvent un petit plus afin d’optimiser leurs qualités naturelles et enfin pour donner pleinement satisfaction. L’important pour atteindre cet objectif est de bien définir les caractéristiques à travailler et de bien distinguer les procédés qui permettront de les améliorer. Pour chacune d’entre elles, il existe souvent une technique permettant une amélioration. Parfois cela consiste même à renoncer … au sable.

Comment améliorer chacune des caractéristiques du sol ?

La première étape consiste à définir la caractéristique qui fait défaut. Il peut s’agir : du drainage, de la portance, de la cohésion, de la rétention d’eau ou de la souplesse.

Le drainage ne peut être amélioré que par l’infrastructure avec la mise en œuvre d’un réseau de drains judicieusement agencé. Il sera toujours protégé par une couche drainante continue idéalement comprise dans une épaisseur de dalles drainantes. Attention : La perméabilité du sable de couche de travail doit avoir été préalablement vérifiée. S’il est imperméable, l’eau n’atteindra jamais le réseau de drains. On jouera alors avec les pentes pour évacuer en périphérie de l’aire d’évolution les eaux excédentaires.

La portance résulte aussi de la couche de fondation. Traditionnellement réalisée en matériau concassé elle devra afficher au minimum 30 MPa (mégapascal). Si ce n’est pas le cas, elle peut être améliorée par l’installation de dalles de stabilisation entre la couche de forme et la couche de travail.

La cohésion est la capacité du sable à se tenir lorsque le cheval travaille en ligne droite et dans les virages. Elle peut être améliorée en armant le sable avec des fibres monobrins. On vérifiera au préalable que le sable peut être fibré efficacement et on définira la bonne quantité de fibre à lui incorporer. Le résultat de l’interaction fibre/ sable dépendra à la fois des caractéristiques du sable (granulométrie, porosité) et de celles de la fibre. (Longueur et diamètre).

La capacité de rétention d’eau est  essentiellement fonction de la granulométrie du sable, de sa porosité et du pourcentage de fines. Elle est améliorable en amendant le sable de copeaux de géotextile qui se comportent comme de petites éponges en stockant l’humidité dans le sol. Ils permettent de réduire l’arrosage de l’ordre de 40 %. On peut également utiliser un rétenteur d’humidité qui augmente la capacité de rétention d’eau du sol de 4 jusqu’à 7 litres au m².

La souplesse des sols en sable grossier est améliorée en y incorporant du granulat de caoutchouc. La souplesse des meilleurs sables est améliorée dans une certaine mesure par l’ajout de copeaux de géotextile. Le dosage de l’amendement choisi doit être judicieusement réalisé. Il vaut mieux ne pas se passer des conseils d’un expert.

Changer d’approche sur les sols d’instruction.

Que demande-t-on à un sol d’instruction ?

Préserver les membres des chevaux et des poneys qui y travaillent de longues heures avec des cavaliers peu expérimentés. Il doit donc être bien souple sans être pour autant profond afin de ne pas générer de fatigue inutile.

Amortir les chutes des cavaliers de petit niveau voire même contribuer à leur faire perdre l’appréhension de la chute. Il doit donc être particulièrement amortissant.

Etre facile d’entretien et économique et fonctionnant sans eau et sans passage de herse. De cette façon, les moniteurs ne perdent pas de temps en entretien et se consacrent pleinement à l’enseignement.

Rien n’oblige à utiliser du sable pour un sol équestre. Un revêtement synthétique innovant répond à tous ces critères. Il s’agit d’un sol composé intégralement de copeaux de feutre. Il remplit l’intégralité de ces critères et permet l’initiation et le travail à l’obstacle sur des hauteurs d’entraînement. C’est l’Amortisol.

 

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